ARGELES PLAGE - BEACH

Argeles-sur-mer 66

Déferlantes d'automne ...

PORT-ARGELES

Les déferlantes sont des vagues dont l'effet peut-être dévastateur.

Les vagues déferlantes accompagnent souvent les coups de mer qui, dès l'automne, viennent submerger des plages heureusement désertes, mettant en péril les habitations situées en première ligne comme celles du Racou en Argelès-sur-mer.

Déferlantes d'automne ...

Des coups de mer dont l'intensité et la fréquence vont croissant sur l'ensemble de la planète avec le réchauffement climatique, envahissant les terres les plus exposées où l'homme s'est implanté ...

Mais les déferlantes peuvent aussi venir de l'intérieur lorsque les torrents se mettent en charge sous l'effet de pluies diluviennes.

Argelès-sur-mer : 12 Novembre 1999 ...

De fortes précipitations, 215 millimètres (l'équivalent de 4 mois en 12 heures), ont provoqué un débordement de la Massane et d'autres torrents des Albères que personne n'avait connu depuis des décennies.

On pourrait en déduire que ceci ne se reproduira plus avant ... ?

La réponse dépend des spécialistes :

La période de retour de la pointe de crue du 12 novembre pourrait être inférieure à 100 ans, d'après l'Administration, ou comprise entre 150 et 200 ans, d'après les études du BCEOM et du Cemagref, ou de l'ordre de 1000 ans, d'après une étude EDF ... (source DIREN Languedoc-Roussillon : "Les crues des torrents des Albères")

Le même jour, c'est plus du double qui est tombé plus au nord, dans le secteur d'Estagel ou dans l'Aude à Lézignan.

Mais le record national officiel a été observé le 18 Novembre 1940 à Llau, dans le Vallespir, avec 843 millimètres en 24 heures.

Il demeure donc tout à fait probable que le massif des Albères reçoive plus qu'il n'a reçu en 1999 ... avant 1000 ans !

Que faire ?

Peut-on prévenir le " déluge ", qu'il vienne de la terre ou de la mer, par des travaux ?

Qui serait prêt à payer pour des infrastructures qui ne serviront peut-être pas avant des décennies ?

Et si cela se produit, combien faudra t-il de récidives pour se décider ?

Enfin, les mesures prises pourraient-elles prévenir des inondations ou des submersions croissantes en intensité ?

Manifestement, dans les prochaines décennies, il ne fera pas bon vivre dans de nombreux territoires.

Après chaque catastrophe, on s'interrogera : à quand la suivante ?

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. »

Extrait de l'Evangile selon Luc (21.25-26) ... citant une prophétie de Jésus-Christ.

Peu importe !

Le genre humain poursuit sa quête de loisirs, sa quête de plaisirs, sa surconsommation, ses constructions en zones inondables, sans se soucier réellement du lendemain : il faut avant tout préserver l'économie locale, ou régionale, ou nationale, au risque de se détruire tout en détruisant son environnement.

Nos dirigeants de tous bords préfèrent investir dans des opérations médiatiques ("Grenelle de l'environnement" entre autres ...), laissant de côté des investissements moins visibles mais qui seraient beaucoup plus utiles à la protection des biens et des personnes.

Face aux risques naturels prévisibles, notamment les inondations terrestres ou les submersions marines, on préfère croire que le désastre ne se produira pas.

Et lorsque l'Etat se décide enfin, comme en Vendée en 2010, à prendre des mesures de prévention, c'est la levée de boucliers ...

Pourtant, ce qui s'est passé ici et là se reproduira avec plus de violence du fait de l'accroissement des contrastes climatiques.

Certes, la plupart des dirigeants prétendent maintenant se soucier de l'effet de serre, de l'état de la Terre ou de la mer ... mais sans remettre en cause la sacro-sainte " croissance économique " qui est à l'origine du désastre.

En effet, la croissance en continu qui est recherchée par la plupart des gouvernements et des entreprises conduit inexorablement à une croissance parallèle des besoins énergétiques ... et de la pollution atmosphérique à l'origine de l'effet de serre.

Au rythme constaté de la croissance mondiale (moyenne de 3 % par an de 1970 à 2008), les consommations énergétiques mondiales se sont accrues de 1,8 % chaque année, soit un doublement en 40 ans !

Aucune énergie renouvelable n'est en mesure de répondre à une telle demande.

Pour les amateurs de nucléaire, précisons que celui-ci ne répond pas aux besoins énergétiques des moyens de transport nationaux et internationaux qui produisent l'essentiel des gaz à effet de serre.

Sachant que les énergies fossiles (polluantes) ne sont pas inépuisables, il est clair que nous fonçons droit dans le mur ... tout en voulant encore et toujours accélérer !

« Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps. »

Extrait de l'Evangile selon Matthieu (16.3)

Les signes des temps ?

Jésus-Christ les a clairement annoncés, il y a bientôt 2000 ans, en se référant aux textes bibliques anciens !

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint, et les fit tous périr.

Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. » (Evangile selon Luc 17.26-29)

Noé, comme Lot, symbolisent ceux qui, prenant conscience des signes des temps, se repentent de leur comportement et s'en remettent à Dieu pour les sauver.

Car, même si nous sommes prisonniers d'un système à la dérive, nous avons une marge de manoeuvre individuelle : notre libre arbitre.

Face au déferlement d'alcool, par exemple ...

« On servait à boire dans des vases d’or, de différentes espèces, et il y avait abondance de vin royal, grâce à la libéralité du roi.

Mais on ne forçait personne à boire, car le roi avait ordonné à tous les gens de sa maison de se conformer à la volonté de chacun. » (Livre d'Esther 1.7-8)

Ce texte ancien de la Bible, écrit il y a plus de 2500 ans, nous enseigne que, de tous temps, face à l'abondance ~ à la tentation ~ nul n'est obligé de tomber dans l'abus. Cet exemple peut se décliner dans bien des domaines.

Mais bien peu sont prêts à résister, dans nos sociétés où règne la surconsommation en tous genres attisée par la publicité.

Changeons notre mentalité !

Refusons de vivre sous le joug de toutes sortes de dépendances.

L'homme comme la femme ont été créés libres de choisir, libres de refuser les sollicitations néfastes.

Face à l'abondance, nous pouvons répondre par la sobriété et le partage des richesses.

Face à la misère, pouvons-nous encore nous gaver ?

« Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable.»

(Livre du prophète Esaïe 58.7)

Le déluge ...

Changeons notre comportement !

Il ne suffit pas de se retrancher derrière de bonnes intentions ou des prières.

C'est concrètement qu'il faut manifester un changement d'état d'esprit.

« Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? »

(Epître de Jacques 2.15-16)

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