ARGELES-SUR-MER : LA PLAGE - THE BEACH

Argelès-sur-Mer 66

Croyez à l'Evangile !

PORT ARGELES

Déclaration de Lausanne 74


  • Introduction
  • 1. Le dessein de Dieu
  • 2. Autorité et puissance de la Bible
  • 3. Le Christ unique et universel
  • 4. La nature de l’Evangélisation
  • 5. La responsabilité sociale du chrétien
  • 6. L’Eglise et l’Evangélisation
  • 7. Coopération dans l’Evangélisation
  • 8. Collaboration des Eglises dans l’Evangélisation
  • 9. Urgence de l’Evangélisation
  • 10. Evangélisation et culture
  • 11. Enseignement et autorité
  • 12. Conflits spirituels
  • 13. Liberté et persécution
  • 14. La puissance du Saint-Esprit
  • 15. Le retour du Christ
  • Conclusion
  • Introduction

    Nous, membres de l’Eglise de Jésus-Christ, venant de plus de 150 Nations, participants du Congrès de Lausanne, louons Dieu pour son salut merveilleux... Nous sommes profondément touchés de ce que Dieu accomplit aujourd’hui. Nous sommes poussés à nous repentir de nos manquements et stimulés par la tâche qui nous reste à accomplir dans le domaine de l’évangélisation. Nous croyons que l’Evangile est la bonne nouvelle de Dieu pour le monde entier et, avec l’aide de sa grâce, nous sommes décidés à obéir au commandement de proclamer cet Evangile à l’humanité entière et de faire de toutes les nations des disciples. C’est pourquoi, désirant affirmer notre foi et notre décision, nous voulons rendre publique cette résolution.

    1. Le dessein de Dieu

    Nous affirmons notre foi au Dieu éternel et unique, créateur et Seigneur du monde, Père, Fils et Saint-Esprit qui règne sur toutes choses selon le dessein de Sa volonté. Il a appelé du milieu du monde un peuple qui lui appartient et il l’a envoyé dans le monde pour servir et témoigner, pour faire avancer son règne, édifier le corps de Christ et glorifier son nom. Nous confessons avec honte que nous avons souvent renié notre vocation et failli à notre mission, car nous nous sommes conformés au monde ou bien nous nous en sommes retirés... Nous désirons nous consacrer de nouveau à Dieu pour qu’Il nous utilise à faire connaître l’Evangile au monde par la puissance du Saint-Esprit.

    2. Autorité et puissance de la Bible

    Nous affirmons l’inspiration divine, la vérité et l’autorité de l’Ecriture, de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans sa totalité. Il n’y a point d’erreur dans tout ce qu’elle affirme. Elle est la seule parole écrite de Dieu et l’unique règle infaillible de foi et de vie... Le message de la Bible s’adresse à l’humanité entière car la révélation de Dieu en Christ ne saurait changer. Par elle, le Saint-Esprit continue à nous parler aujourd’hui ; dans chaque culture, il illumine l’intelligence du peuple de Dieu afin qu’il perçoive personnellement et de façon nouvelle la vérité divine et qu’il révèle ainsi à l’Eglise entière la sagesse infiniment variée de Dieu.

    3. Le Christ unique et universel

    Nous affirmons qu’il n’y a qu’un seul Sauveur et un seul Evangile, bien qu’il y ait diverses manières d’évangéliser. Nous pensons que tous les hommes ont une certaine connaissance de Dieu... Mais la révélation naturelle ne peut les sauver car, par leur injustice, ils retiennent la vérité captive. Nous rejetons aussi toute espèce de syncrétisme et de dialogue qui sous-entend que Christ parle également au travers de toutes les religions et idéologies... Jésus-Christ est lui-même le seul Dieu-homme qui se soit donné comme seule rançon pour les pécheurs : il est le seul médiateur entre Dieu et les hommes... Tous les hommes périssent à cause de leur péché, mais Dieu les aime tous ; il désire qu’aucun ne périsse mais que tous se repentent. Ceux qui rejettent le Christ refusent la joie du salut et se condamnent eux-mêmes à la séparation éternelle d’avec Dieu. Proclamer Jésus comme "Sauveur du monde " ne veut pas dire que tous les hommes soient automatiquement sauvés ou qu’ils le seront tous en fin de compte. Cela veut encore moins dire que toutes les religions offrent le salut en Christ. Cela consiste plutôt à proclamer l’amour de Dieu pour un monde de pécheurs, à inviter tous les hommes à se tourner vers lui... dans un acte de repentance et de foi. Jésus-Christ a été élevé au-dessus de tout autre nom. Nous attendons ardemment le jour où tout genou fléchira devant lui et où toute langue le confessera comme Seigneur.

    4. La nature de l’Evangélisation

    Evangéliser, c’est répandre la bonne nouvelle que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, qu’il est ressuscité des morts selon les Ecritures, qu’Il règne en Seigneur et qu’il offre maintenant à tous ceux qui se repentent et qui croient, le pardon des péchés et le don du Saint-Esprit. Notre présence chrétienne dans le monde est indispensable à l’évangélisation, de même qu’un dialogue ouvert dans l’amour avec le prochain afin de mieux le comprendre. Mais l’évangélisation elle-même est la proclamation du Christ, en vue de persuader les hommes à venir personnellement à lui pour être réconciliés avec Dieu. Lorsque nous transmettons l’invitation de l’évangile, nous n’avons pas le droit de cacher ce qu’il en coûte d’être un disciple du Christ. Jésus continue d’appeler ceux qui veulent le suivre à renoncer à eux-mêmes, à se charger de leurs croix et à s’identifier avec la communauté de ceux qui lui appartiennent. L’obéissance au Christ, l’intégration à son Eglise et un service responsable dans le monde sont les conséquences de l’évangélisation.

    5. La responsabilité sociale du chrétien

    Nous affirmons que Dieu est à la fois le Créateur et le juge de tous les hommes ; nous devrions par conséquent désirer comme lui que la justice règne dans la société, que les hommes se réconcilient et qu’ils soient libérés de toutes sortes d’oppressions. L’homme étant créé à l’image de Dieu, chaque personne humaine possède une dignité intrinsèque, quelle que soit sa religion ou la couleur de sa peau, sa culture, sa classe sociale, son sexe ou son âge ; c’est pourquoi chaque être humain devrait être respecté, servi et non exploité. Là aussi nous reconnaissons avec humilité que nous avons été négligents et que nous avons parfois considéré l’évangélisation et l’action sociale comme s’excluant l’une l’autre. La réconciliation de l’homme avec l’homme n’est pas la réconciliation de l’homme avec Dieu ; l’action sociale n’est pas évangélisation et le salut n’est pas une libération politique. Néanmoins, nous affirmons que l’évangélisation et l’engagement socio-politique font tous deux partie de notre devoir chrétien. Tous les deux sont l’expression nécessaire de notre doctrine de Dieu et de l’homme, de l’amour du prochain et de l’obéissance à Jésus-Christ. Le message du salut implique aussi un message de jugement sur toute forme d’aliénation, d’oppression et de discrimination. Nous ne devons pas craindre de dénoncer le mal et l’injustice où qu’ils soient. Lorsque les hommes acceptent Christ, ils entrent par la nouvelle naissance dans son Royaume et ils doivent rechercher, non seulement à refléter sa justice, mais encore à la répandre dans un monde injuste. Le salut dont nous nous réclamons devrait nous transformer totalement dans notre façon de répondre à nos responsabilités personnelles ou sociales. La foi sans les oeuvres est morte.

    6. L’Eglise et l’Evangélisation

    Nous affirmons que Christ envoie son peuple racheté dans le monde... et que ceci demande que nous pénétrions profondément le monde quel que soit le prix à payer. Nous devons sortir de nos ghettos ecclésiastiques et imprégner la société non-chrétienne. L’église doit accorder la priorité à l’évangélisation. L’évangélisation du monde exige que toute l’Eglise apporte l’Evangile dans sa totalité au monde entier... Mais une Eglise qui prêche la croix doit porter elle-même la marque de la croix. Elle fait obstacle à l’évangélisation lorsqu’elle trahit l’Evangile, lorsqu’il lui manque la foi vivante en Dieu, l’amour véritable pour les hommes ou l’honnêteté scrupuleuse en toutes choses. L’Eglise est la communauté du peuple de Dieu plutôt qu’une institution ; elle ne doit être assimilée à aucune culture particulière, à aucun système politique ou social, à aucune idéologie humaine.

    7. Coopération dans l’Evangélisation

    Nous affirmons que Dieu veut que son Eglise soit, de façon visible, une dans la vérité. L’évangélisation de son côté nous exhorte à être unis car l’unité renforce notre témoignage, tandis que nos divisions dévaluent l’Evangile de la réconciliation. Nous reconnaissons cependant que l’unité d’organisation peut prendre des formes diverses et ne favorise pas forcément l’évangélisation. Toutefois, nous qui partageons la même foi biblique, nous devrions être intimement unis dans la communion fraternelle, dans l’accomplissement de notre tâche et de notre témoignage. Nous confessons que notre témoignage a été parfois déprécié par notre individualisme coupable et par une dispersion inutile. Nous nous engageons à rechercher une unité plus profonde dans la vérité, l’adoration, la sainteté et la mission. Nous recommandons vivement de coopérer davantage sur le plan régional pour aider l’Eglise à poursuivre sa tâche, élaborer des plans stratégiques, s’encourager mutuellement et partager ressources et expériences.

    8. Collaboration des Eglises dans l’Evangélisation

    Nous nous réjouissons de voir se lever une nouvelle ère missionnaire. Nous assistons à la disparition rapide du rôle dominant des missions occidentales. Dieu est en train de susciter dans les jeunes Eglises une force puissante pour l’évangélisation du monde et démontre ainsi que la responsabilité d’évangéliser appartient au Corps du Christ tout entier. C’est pourquoi toutes les Eglises devraient demander à Dieu - et se demander - ce qu’il faudrait faire pour évangéliser leur propre pays et pour envoyer des missionnaires dans d’autres parties du monde. Ainsi se développera une collaboration croissante des Eglises et le caractère universel de l’Eglise du Christ apparaîtra plus clairement. Nous remercions Dieu pour ceux qui traduisent la Bible, qui sont engagés dans la formation théologique, les mass media, la littérature chrétienne, l’évangélisation et toute autre action spécialisée. Eux aussi devraient constamment s’examiner pour voir s’ils contribuent efficacement à la mission de l’Eglise.

    9. Urgence de l’Evangélisation

    Plus de 2 700 millions de personnes, c’est-à-dire plus des deux tiers de l’humanité doivent être encore évangélisés. Nous sommes honteux que tant d’hommes aient été négligés. Toutefois, nous constatons aujourd’hui dans beaucoup de parties du monde que les hommes sont réceptifs comme jamais auparavant au Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes convaincus que le temps est venu pour les Eglises et les organisations para-ecclésiastiques de prier avec instance pour le salut de ceux qui n’ont pas encore été atteints et pour accomplir de nouveaux efforts en vue d’achever l’évangélisation du monde. Dans un pays déjà évangélisé, il peut être parfois nécessaire de réduire le nombre de missionnaires étrangers et de restreindre l’aide financière pour faciliter la croissance de l’Église indigène et l’aider à acquérir plus de confiance en elle-même et pour débloquer des fonds pour les régions non-évangélisées. Les missionnaires devraient se déplacer de plus en plus librement au travers des six continents, animés d’un esprit d’humilité et de service. Notre but : obtenir par tous les moyens et le plus tôt possible que chaque homme puisse entendre et accepter la bonne nouvelle. Ce but ne sera certainement pas atteint sans sacrifice. Nous sommes tous choqués par la pauvreté de millions d’êtres et troublés par les injustices qui en sont la cause. Ceux d’entre nous qui vivent dans l’abondance acceptent comme un devoir de vivre plus simplement pour contribuer plus généreusement à l’évangélisation et à l’aide aux déshérités.

    10. Evangélisation et culture

    Le développement de stratégies pour l’évangélisation du monde réclame de l’imagination et des méthodes d’avant-garde. Avec l’aide de Dieu, il en résultera des Eglises profondément enracinées en Christ et rattachées à la culture de leur pays. Celle-ci doit toujours être vérifiée et jugée par l’Ecriture. L’homme est une créature de Dieu ; c’est pourquoi certains aspects de sa culture seront empreints de beauté et de bonté. Cependant, il est également une créature déchue ; c’est pourquoi elle est aussi entachée de péché et porte même parfois des traces d’influence démoniaque. L’Evangile ne présuppose nullement la supériorité d’une culture par rapport à une autre, mais il les évalue toutes d’après ses propres critères de vérité et de justice ; il insiste dans chaque culture sur les impératifs absolus de la morale. Trop souvent, les missions ont exporté, en même temps que l’Evangile, une culture étrangère et les Eglises ont été parfois esclaves de la culture plutôt que de l’Ecriture. Les évangélistes du Christ doivent humblement chercher à se libérer de tout ce qui ne leur est pas authentique et personnel pour devenir serviteurs des autres. Les Eglises doivent chercher à transformer la culture et à l’enrichir pour la plus grande gloire de Dieu.

    11. Enseignement et autorité

    Nous confessons que nous avons parfois recherché la croissance de l’Église au détriment de sa valeur spirituelle et que nous avons séparé l’évangélisation de l’édification chrétienne. Nous reconnaissons également que certaines de nos missions ont été trop lentes à former des responsables autochtones et à leur demander d’assumer les tâches qui leur incombent. Dans chaque nation, dans chaque culture, nous souhaitons que soit établi un programme efficace pour la formation de pasteurs et de laïques.

    12. Conflits spirituels

    Nous croyons que nous sommes engagés dans une lutte spirituelle constante contre les puissances du mal qui cherchent à renverser l’Eglise et à l’empêcher d’évangéliser le monde. Nous discernons l’activité de notre ennemi non seulement dans les fausses idéologies répandues dans le monde, mais encore à l’intérieur même de l’Eglise, dans les évangiles falsifiés qui tordent le sens des Ecritures et qui mettent l’homme à la place de Dieu. Nous reconnaissons que, nous-mêmes, ne sommes pas à l’abri de l’esprit du monde, c’est-à-dire que nous cédons au sécularisme... L’Eglise doit être dans le monde ; le monde ne doit pas être dans l’Eglise.

    13. Liberté et persécution

    Dieu a chargé tous les gouvernements d’assurer des conditions de paix, de justice et de liberté dans lesquelles l’Eglise peut lui obéir, servir le Christ, le Seigneur et prêcher l’Evangile sans empêchement. C’est pourquoi nous prions pour les chefs des nations et nous leur demandons de garantir la liberté de pensée et de conscience, ainsi que celle de pratiquer la religion et de la propager selon la volonté de Dieu et conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Nous sommes intensément préoccupés par tous ceux qui ont été injustement emprisonnés ; nous pensons particulièrement à nos frères qui souffrent à cause de leur témoignage au Seigneur Jésus. Nous promettons de prier et d’agir pour leur libération. Avec l’aide de Dieu, nous cherchons aussi à nous opposer à l’injustice et à rester fidèles à l’Evangile, quel qu’en soit le prix. Nous nous souvenons de l’avertissement de Jésus : la persécution est inévitable.

    14. La puissance du Saint-Esprit

    Nous croyons dans la puissance du Saint-Esprit. Le Père a envoyé son Esprit pour témoigner de son Fils ; sans son témoignage, le nôtre est vain. Il produit en nous la conviction du péché, la foi en Christ, la nouvelle naissance et la croissance dans la vie chrétienne. D’autre part, le Saint-Esprit est un esprit missionnaire ; ainsi, l’évangélisation devrait jaillir spontanément d’une Eglise remplie de l’Esprit. Lorsqu’une Eglise n’est pas missionnaire, elle est en contradiction avec elle-même et elle éteint l’Esprit. C’est pourquoi nous demandons à tous les chrétiens de prier Dieu pour une telle visitation de son Esprit souverain, afin que son fruit soit manifesté en tous ceux qui lui appartiennent et que tous ses dons puissent enrichir le Corps du Christ. Alors seulement, l’Eglise entière deviendra un instrument utile dans sa main et toute la terre pourra entendre sa voix.

    15. Le retour du Christ

    Nous croyons que Jésus, en personne, reviendra de façon visible dans la puissance et dans la gloire pour parachever son salut et son jugement. Cette promesse de son retour est un stimulant pour notre travail d’évangélisation. Nous nous souvenons aussi : de faux christs et de faux prophètes se lèveront, précurseurs de l’Antichrist final. C’est pourquoi nous rejetons l’idée que l’homme puisse jamais édifier sur terre un règne de paix et de bonheur. Nous croyons que Dieu rendra son royaume parfait et nous attendons ce jour ainsi que les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera. Entre temps, nous nous consacrons, comme à nouveau, au service du Christ et à celui des hommes, en nous soumettant avec joie à son autorité.

    Conclusion

    Puisque telle est notre foi et notre résolution, nous nous engageons par une alliance solennelle avec Dieu et les uns avec les autres, à prier, à dresser des plans et à oeuvrer ensemble pour l’évangélisation du monde entier. Nous en appelons d’autres à se joindre à nous. Que Dieu nous aide par sa grâce et pour sa gloire à être fidèles à cette alliance ! Amen

    Alléluia !


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